Fans des Poppys

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 Notre deuxième passage à l'émission de Guy Lux

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Philippe_Képéklian



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MessageSujet: Notre deuxième passage à l'émission de Guy Lux   Ven 03 Avr 2009, 00:39

Télérama du 23 février 1971

Les Poppys une étoile, Noël 70 ; Non je ne veux pas faire la guerre

Vidocq a raté son Mardi gras
1ère chaîne La critique de JEAN COTTE

shapeType75fBehindDocument1pWrapPolygonVertices8;10;(14958,17132);(7838,17132);(7838,19260);(1596,19260);(1596,21500);(0,21500);(0,0);(21495,0);(21495,21500);(14958,21500)posrelh0posrelv0pibGuy Lux LUX InVlfe • prlmdre avec te sourire les incidents techniques et
Guy Lux invite à prendre avec le sourire les incidents techniques et chroniques qui émaillent son jeu LES ETOILES DE LA CHANSON. On ne peut plus partager sa béatitude de commande. Car les pannes des app1audimètres, ces appareils chargés de mesurer l'enthousiasme du public, font découvrir le pot aux roses.

Qu'ils marchent ou non, cela semble n'avoir pour Guy Lux aucune importance. Lorsque ces fichus appareils donnent un chiffre imprévu on recommence. Ce fut le cas pour la chanson «Carnaval à Rio » qui la première régresse dans les derniers rangs. C'est traiter avec désinvolture les décisions du public.

Mais est ce vraiment lui qui décide? Tout donne l'impression du contraire. Si j'étais l'un des spectateurs du studio 102, j'aurais le soupçon que l'on s'est payé ma tête hier. Si j'étais Rika Zaraï, je serais horriblement vexée d'avoir aussi bien chanté et d'être placée la dernière. Si j'étais enfin les vainqueurs, les Poppys, j'aurais un peu honte de ma victoire obtenue de cette façon, surtout en ayant braillé aussi faux. Ce n'est plus un jeu, c'est une
Séance de mortification collective.

Ce Mardi gras décidément a été maigre. Vidocq lui-même s'est engagé dans une aventure ténébreuse, à laquelle je n'ai rien compris. Les images sont toujours aussi belles, Claude Brasseur, aussi brillant, mais qu'il n'oublie pas d'éclairer sa lanterne la prochaine fois. Cet épisode s'appelait ECHEC A VIDOCQ. Il fallait entendre échec de Vidocq. Espérons qu'il ne s'agit là que d'un simple accident de parcours.

La fin de soirée était d'un ton plus grave. L'Europe et l'Union Soviétique ont exposé leurs travaux pour lutter contre le fléau du siècle : l'infarctus. Les maladies de cœur tuent autant que les autres maladies. Toutes les 30 secondes un Européen en meurt. C'est le mal de la civilisation. Il vient des excès alimentaires, du tabac, de la vie sédentaire, du surmenage, de la pollution. Si prévenir c'est guérir, la télévision a fait œuvre utile, nous voilà prévenus.

L'après-midi, des émissions pour la jeunesse valaient plus par leur quantité que par leur qualité. EN PISTE est du cirque à bon marché et LE SPECTACLE COMMENCE du music-hall au rabais, qui n'a rien pour distraire intelligemment les jeunes. Seules nos AMIES LES BETES remplissent leur mission. Les images sont belles. Elles sont même par· venues à faire passer le commentaire.
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Philippe_Képéklian



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MessageSujet: Re: Notre deuxième passage à l'émission de Guy Lux   Ven 03 Avr 2009, 00:45

Lors de notre premier passage une semaine plus tôt nous avions perdu derrière Michel Sardou. Les téléspectateurs avaient crié au scandale, d'où notre deuxième passage à l'émission de Guy Lux. Pour la petite histoire dans ces émissions de type radio crochet, avec vote du public par téléphone et applaudimètre, tous les artistes venaient de la même maison de disque. Un soir Barclay, un soir Philips, un soir Pathé Marconi etc...
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Philippe_Képéklian



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MessageSujet: Re: Notre deuxième passage à l'émission de Guy Lux   Ven 03 Avr 2009, 00:46

Supplément Nous Deux 1er trimestre 1971

Ils sont dix-sept garçons (entre dix et treize ans) venus de Gennevilliers et
d'Asnières, des écoliers dont la principale distraction est de chanter. Ils se réunissent
dans un local que leur a attribué la municipalité d'Asnières et ils chantent sur des
musiques, qui vont de Mozart aux Beatles. Le dimanche, ils vont de paroisse en
paroisse animer les messes avec des chants nouveaux et rythmés que les fidèles
reprennent en chœur. Ces Poppys ont lors de ces dernières semaines commis
un véritable attentat contre papa Noël. Malgré leur jeune âge, ils ont déjà pris
conscience des grands problèmes de notre temps et ils contestent et attaquent en
proclamant : « A tous les enfants de par le monde entier, dont les pays sont
en guerre plus souvent qu'en paix, je déclare la trêve pour quelques instants
en qualité de président des moins de vingt ans. »

C'est Bruno (douze ans) qui dit ce prologue de Noël 1970 et dont la voix chaude
et sensible donne une intensité poignante à « Non, je ne veux pas faire la guerre. »
Harry (treize ans) est le gentleman du groupe. D'origine anglo-saxonne, il a donné le
sens du rythme aux couplets de Noël 1970.

Benoît (douze ans) est le plus turbulent du groupe. Quant à Pierre (dix ans) il
chante toujours et partout, à la maison, dans la rue, à l'école où l'institutrice a dû
se résigner à le laisser chantonner doucement pendant les cours. Sa voix pure
et claire se manifeste tout particulièrement dans « Non, je ne veux pas faire la
guerre».
Ce disque Barclay a pris la tête du hit parade en janvier.
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Philippe_Képéklian



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MessageSujet: Re: Notre deuxième passage à l'émission de Guy Lux   Ven 03 Avr 2009, 00:47

SALUT LES COPAINS

SOMMAIRE N° 110 - OCTOBRE 1971 - MENSUEL
4 Les paroles des chansons.
14 Cinémascopains
17 Le courrier
24 Le paradis secret d'Alain et Mireille. Seul Benjamin Auger a été admis dans l'intimité d'Alain Delon et Mireille Darc, en tête à tête dans leur maison d'Aix-en-Provence
34 Julien Clerc au jeu de la vérité
38 Les coups historiques de Johnny. La carrière de Johnny est une longue suite de premières et de shows tous plus exceptionnels les uns que les autres. "S. L. C. " retrace pour vous ces grandes étapes
46 La bande à Poppys. Eric Vincent et Bernard Leloup vous présentent ces dix-sept gamins qui forment le groupe le plus original et le plus turbulent de la chanson française: les Poppys
50 Drôlement lucide, Gilbert Montagné. Hissé au rang de vedette en quelques semaines, Gilbert Montagné a pourtant gardé les idées claires et la tête froide. Il s'est confié à Georges Renou. Photos: Jean-Marie Périer
66 Fais la pige à tes copains. Voici un petit test concernant la chanson, le cinéma, la télévision, etc., qui permettra de juger vos connaissances ainsi que celles de vos copains
68 "Le Mans", un Steve McQueen fracassant. "S. L. c." vous offre les plus belles images du fantastique film de Steve McQueen, "Le Mans", et réserve à tous ses lecteurs une grande surprise
72 Trente questions à Mike Brant....
74 Le plus grand concert pop du monde. C'est au Madison Square Garden de New York que les plus grandes pop star du moment se sont réunies pour jouer ensemble. Un concert qui fera date
78 sept fois France Gall
86 Cio-Cio tout en chiffres
88 Des blousons pour "rouler". Pour les fans de moto (et les autres), une sélection des blousons qui seront à la mode cet automne
92 Dossier: les carrières militaires. Dans cette deuxième partie de sa grande enquête sur l'armée. "SLC" vous informe des carrières qui s'ouvrent à ceux que le port de l'uniforme à vie ne rebute pas
94 Le cahier de Chouchou.
100 Le hit-parade.
________________________________________________________________________________________________________

Photos. Jean-Marie Périer: couverture, pages 38, 39, 42, 44, 45, 50 à 54, 63 à 65, 88 à 91 et le poster. Benjamin Auger: pages 24 à 33, 86 et 87.
Bernard Leloup : pages 34 à 37, 46 à 49, 78 à 85. Patrice Pascal : pages 72, 73. Tony Frank : page 43. Life : pages 68 et 69. Keystone : pages 70 et 71.

" Salut les Copains Il est une publication Filipacchi éditée par l'Union des Éditions modernes. S.A.R.L. au capital de 100000 F
(R.C. Seine 63 B 1675). Rédaction: 65, ChampsÉlYSées. Paris-8'. Administration. Service de vente. Abonnements. Publicité : 63.
ChampsÉlysées. Paris-8'. (Chef de publicité: Philippe Sechet.) Tél. : 359-01- i9. Correspondance :
B.P. 87-08. Paris-8·. Directeur-rédacteur en chef: Daniel Filipacchi. Directeur de la photo-
graphie: Jean-Marie Périer. Directeur de la rédaction : Raymond Mouly. Comité de direction
(loi 49.956 du ~ 6-7-1949 pour les publications destinées à la jeunesse) : Michel Hermann. Jean
Hohman. Frank Ténot. Commission paritaire n" 39.264. Dépôt à la date de parution. Distribué par

les N. M. P. P. Composition Sirlo à Paris. Imprimerie Cino dei Duca à Maisons-Alfort (94). Prix de l'abonnement (1 an, 12 numéros) :
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LA BANDE A POPPY’S

Ils sont dix-sept, déménagent comme cinquante et chahutent comme cent. Eric Vincent et Bernard Leloup
ont bien cru devenir fous en tentant de vivre en tournée avec les Poppy' s.


Imaginez une envolée de moineaux dans un ciel d'été. Piaillants, multicolores, effervescents,
les Poppy's s'échappent , hors du palais des sports de Clermont~Ferrand, surveillés à grand-peine
par trois moniteurs qui sont bien loin d'être en vacances.
Les Poppy's, ce sont dix-sept jeunes garçons de 11 à 14 ans qui viennent de se retrouver, presque
d'un jour à l'autre,au rang de vedettes dans toute la France. Un disque et plus précisément un titre,
« Non je ne veux .pas faire la guerre », a attiré sur eux la faveur de tout un public, étonné à la fois par
la jeunesse, la pureté des voix ... et le sérieux du sujet.

- Non, ·nous n'avons pas du tout voulu faire un groupe engagé ou contestataire, explique : Mme Pailly
« la directrice en second » de cette chorale pas comme les autres; nous avons simplement adapté des
chansons de genre moderne et musicalement bien rythmées aux principes de la chorale.
La chorale. C'est en effet le mot propre pour résumer l'histoire des Poppy's. Qui sont-ils, d'où viennent-ils ?
Laissez-les tenter de vous ·l'expliquer et vous obtiendrez une cacophonie indescriptible coupée d'éclats
de rire. Ces mômes très beaux et tous merveilleux ont des réflexes de leur âge et les interviews ne les
intéressent guère dès lors qu'il ne s'agit pas d'·un jeu!
Pour faire le point de façon plus rapide et plus précise, laissons parler M. Amoureux, qui est en quelque
sorte leur Père à tous.

- J'ai fondé, voici vingt ans, la Chorale des Petits Chanteurs d'Asnières. Au départ, c'était une chorale
comme les ·autres, mais je me suis employé très vite à rajeunir le répertoire, dans la mesure du possible, en essayant d’adapter au français l'esprit des negro-spirituals. Nous avons donc fait rapidement figure de chorale d'avant garde et nous avons obtenu de brillants succès partout où nous nous sommes produits. Aujourd'hui, j'ai quarante-cinq petits chanteurs et les Poppy's en sont issus.

C'est, résumée très brièvement, l'histoire de ce groupe dont la popularité a largement dépassé le cadre des patronages. Ce que M. Amoureux ·ne dit pas, c'est qu'il a insufflé à « ses » enfants une âme, une qualité qui ont valu aux Petits Chanteurs d'Asnières de se distinguer en de nombreuses occasions.

Gagnants d'un concours à RT.L., accompagnateurs de John William pendant plusieurs mois, pionniers des messes chantées « en rythme », les Petits Chanteurs d'Asnières seraient aujourd'hui déjà des têtes d'affiche dans leur catégorie s'il n'y avait eu « la bombe Poppy's ». Cette bombe, ce fut le contrat proposé par les disques Barclay. Un directeur artistique de la firme, ayant entendu la chorale à ·l'église Saint-Augustin, ·fut séduit par le climat et la qualité des chants.
M. Amoureux, contacté, accepte l'idée d'enregistrer un disque. Mais faire un disque avec quarante-cinq enfants était quasiment impossible et il fut décidé de sélectionner les meilleurs sur le plan vocal et également les plus disponibles. C'est ainsi que naquirent, tout à fait arbitrairement, les Poppy's !
-II s'agit en fait d'une chorale dans la chorale, précise Mme Pailly, mais nous-mêmes ·ne faisons aucune distinction. Et d'ailleurs, ni les Poppy's 'ni les autres ne se prennent pour des vedettes. Heureusement d'ailleurs, ajoute-t-elle en riant, car nous avons déjà assez de problèmes comme ça! Discussion ·à bâtons rompus dans le hall d'un foyer clermontois où une partie de la troupe est hébergée pour la nuit. Organiser une tournée et la régir pose déjà des problèmes, mais imaginez-vous la tâche de ceux qui ont à surveiller et diriger quarante cinq chanteurs qui, le tour de chant terminé, ne pensent qu'à courir, à crier, à se dépenser, à jouer d'une façon ou d'une autre. Or, il y a les problèmes d'hébergement, de nourriture, de transport ! Les Poppy's sont loin d'être traités en vedettes. Ployant sous les ·valises, flanqués de leur sac de couchage individuel, ils sont dans chaque ville répartis chez l'habitant, car il n'est pas question de loger en hôtel! Le confort y perd pour tout le monde, y compris pour les organisateurs, mais le folklore y gagne au maximum. Cheveux longs, vêtus de façon moderne, les Poppy's offrent un spectacle merveilleux d'enfants en vacances, réunis par une seule et même passion de base: la musique. Et, en musique, ils en connaissent un brin! J'ai pu apprécier leur tour de chant en américaine de Mireille Mathieu. Un vrai bouquet de fleurs des champs. C'est frais, gai, enlevé et quelques-uns des solistes (ils sont plusieurs et même interchangeables à volonté !) swinguent déjà comme des jazzmen du haut de leurs 13 ans! Le plus connu est peut être Bruno, un jeune métis plein de, fougue, car c'est lui qui chante le super tube du groupe, « Non, non, rien n'a changé». La plus jolie voix, c'est Gaby, 12 ans, qui interprète la belle mélodie de « L'oiseau », thème musical de la série télévisée « Belle et Sébastien ». Le public est d'ailleurs très sensible, à la grâce, au dynamisme de ce groupe pop qui ne ressemble vraiment pas aux autres. C'est un tonnerre d'applaudissements qui a salué le passage des Poppy's au palais des sports de Clermont Ferrand avant qu'ils ne reprennent la route pour la Lozère, puis la Côte d'Azur.
Que feront les Poppy's a la rentrée? Ils retourneront à l'école, car c'est là leur lot quotidien.
-En fait, ils ·ne sont, Poppy's qu'après les heures de classe et, pendant les vacances. Tous ces jeunes garçons qui habitent Asnières ou les environs vont au lycée et aucun ne songe pour l'instant à une vraie carrière dans la chanson.
- La chorale, me précise Mme PailIy, c'est leur petit monde à eux. Ils s'y retrouvent entre copains et la chorale n'est d'ailleurs pas notre seule activité. Il y a des sorties de groupe qui permettent aux garçons de s'épanouir et de découvrir des tas de choses telles que les expositions, le cinéma, le théâtre.
- Est-ce que les Poppy's répètent beaucoup?
- Très peu, en fait, guère plus de deux ou trois heures par semaine. C'est insuffisant, mais il est difficile de demander aux enfants trop de présence, compte tenu de leur travail scolaire. Mais il faut dire que le fait d'être Poppy's ne les empêche pas de travailler à l'école. Ils sont aussi bons élèves que les autres et nous avons eu de très bons résultats au BEPC Bruno, Gérald, Gaby, Jean-Pierre: ce sont, sinon les vedettes, du moins les solistes.
-Que pensent-ils de leur popularité soudaine? I1s me répondent quasiment tous ensemble.
- C'est marrant d'être connu. On ·aime bien être sur scène, mais les photos, les reportages, les signatures d'autographes, c'est barbant. On s'amuse bien mieux entre nous! Aucun cabotinage dans ce groupe volcanique pour qui chanter n'est rien d'autre qu’une merveilleuse détente. Tous ces mômes sont restés nature avec l'exubérance et l'indiscipline que cela suppose. Poppy's ou pas, les gifles pleuvent, le cas échéant, pour sanctionner les excès, ce qui n'exclut pas l'affection extraordinaire de la part des animateurs de cette petite société.
- Notre principal succès, m'a confié Mme Pailly en conclusion, ce ·n'est peut-être pas tant d'avoir fait des disques qui se vendent bien que d'avoir réuni des enfants de toutes origines et de toutes conditions sociales (en dehors de toute étiquette confessionnelle), qui aujourd'hui se sentent bien dans leur peau et parfaitement heureux. Mieux: les parents des Poppy's, issus de milieux très différents (il y a des banquiers, des fonctionnaires: des ouvriers, des employés municipaux), se réunissent maintenant chaque semaine pour apprendre à mieux se connaître. N'est-ce pas formidable? Formidable. C'est 'un mot qui ferait une bonne conclusion à leur sujet !



- Une toumée des Poppy's, c'est une immense partie de rigolade où la chanson reste un jeu au même titre que la partie de baby
foot ou la confèction de ballons en pâte élastique. Ici, pas de vedettes, mais des copains en récréation qui s'amusent ensemble.
- Quand il a créé la chorale d’Asnières, M Amoureux ne se doutait sans doute pas des « galères » qui l’attendaient. Car assurer
le transport, la nourriture et l’hébergement de quarante cinq personnes n’est pas une petite affaire. Mais, quand on a entre onze
et quatorze ans, on est moins exigeant et on se contente fortbien de simples dortoirs.
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Philippe_Képéklian



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MessageSujet: Re: Notre deuxième passage à l'émission de Guy Lux   Ven 03 Avr 2009, 00:48

RECORD

Ils ne veulent pas faire la guerre Ils sont 16
Ils habitent Asnières

Un coin de banlieue, Asnières déjà célèbre par le fameux 22 de Fernand Raynaud, un coin d'Asnières,
juste à la limite de Gennevilliers, où les usines, leurs bruits et leurs fumées forment le décor de la vie
quotidienne. Immeubles neufs, taudis, maisons bourgeoises, vieux HLM rouges crasseux, s'entremêlent
autour de quelques derniers terrains vagues où poussent de mini-bidonvilles. C'est dans ce cadre que
vivent les Poppys, 16 garçons de dix à quatorze ans, de la 6e à la 3e. « Noël 70 » et « Non, je ne veux
pas faire la guerre» les ont brusquement fait connaître ... La télé et la radio se les arrachent. Des vedettes?
Essayez de le leur dire et ils vous poufferont de rire au nez, ou bien ils vous balanceront quelques
répliques à vous couper le sifflet. Car ils ont la gouaille du titi parisien.
Entre eux, ils s'appellent: Concorde, Bouboule, Têtu, la bique, P'tit bœuf, etc. Ils sont aussi
décontractés sur le plateau de Midi-Magazine que dans leur local d'Asnières. Le local type des groupes
qui n'ont pas beaucoup de moyens.

IL NE SUFFIT PAS DE CHANTER ... IL FAUT ALLER EN CLASSE

Jeudi, Europe-Midi: pas de problème, c'est jeudi. Mardi: émission de Guy Lux. Répétition de 13 heures
à 14 heures, et en place à la Maison de la radio à 18 heures! Là tout se complique: il faut une heure
pour se rendre d'Asnières à la Maison de la radio, en bus et en métro. Les parents se jettent des
regards mi-amusés, mi-inquiets et se chuchotent gravement des mots, comme cours de math, cours de
français... Ils semblent nettement plus détendus lorsqu'ils évoquent les cours de gymnastique et de musique.
Cela a duré bien longtemps et beaucoup de points d'interrogation demeuraient lorsque j'ai plongé au
milieu des Poppys.
QU'EST -CE QU'UN POPPYS?
- Oui, Qu'est-ce Qu'un Poppys ?
- C'est un mec intelligent! Il me lance ça un peu goguenard, en appuyant.
- Ouais, intelligent. Mais le sérieux revient rapidement.
- C'est un gars qui aime le rythme. C'est vrai, ça. Du rythme, du swing, ils en ont plein la voix.
- Qu'est-ce Que vous pensez de vos chansons?
- C'est bien.
- Vous ne voulez pas faire la guerre?
- Non. Mais peut-être qu'on sera quand même obligé de la faire un jour ...
- Moi, je ne crois pas que j'aurai le courage de déserter. .. des guerres, il y en a toujours eu, et il y en a encore maintenant...

(Asnières. .. avec les mini-bidonvilles).


Si on avait chanté ça il y a trente ans, on aurait été plutôt mal vus ...
- Vous préférez vos chansons à d'autres, par exemple à celle Que vous chantez avec Zanini: l'ami Rémi
n'a pas mis l'habit de Gaby?
- L'ami Rémi c'est bien, mais les Poppys c'est mieux ... Non, pas à cause des copains, mais à cause
des chansons, à cause de ce qu'elles veulent dire.
- Que pensent de vous vos amis de classe?
- Au début, ils nous « charriaient», mais quand ils ont vu que les Poppys avaient du succès, ils
ont changé d'attitude. Certains ont acheté le disque et nous ont demandé de le dédicacer.

DES VEDETTES?

- Cela prend du temps d'être Poppys ?
- Non, pas plus qu'avant. On chantait déjà dans la chorale.
Ils chantent. Ils vont en classe. Harry et Jean-Jacques sont déjà en 3e, les autres en 4e, 5e et 6e,
ou même en primaire. Ils aiment le foot. Ils enregistrent des disques, sans se prendre au sérieux.
Les responsables de ce lancement des Poppys sont deux personnes de la maison Barclay, un jeune
compositeur et une dame, François et Jacqueline. Ils essaient de protéger les Poppys contre les risques
du succès, contre les journalistes: « Ce sont des jeunes, pas des vedettes. Il faut qu'ils vivent leur jeunesse.»
Ils sont responsables des chansons que chantent les Poppys. « Les jeunes en savent autant que les
adultes sur les sujets les plus sérieux. Ils voient la télévision, lisent les journaux. Pourquoi ne
chanteraient-ils pas ces problèmes du monde qui sont tout près de leurs préoccupations ? »
Les Poppys chantent à Midi-Magazine.
Record, à qui bien souvent vous écrivez vos joies, vos révoltes, vos peurs, votre désir de paix,
ne peut être que d'accord.
François et Jacqueline n'ont pas encore pensé à mettre en chansons la vie scolaire et ses problèmes.
Pourquoi pas, un jour? Si cela arrive, ces chansons seront encore des chansons d'espoir,
comme les autres. Graves peut-être; mais pas tristes. Car les Poppys respirent la joie. Ils sont heureux.
Reportage J. DESFLOTS.
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Philippe_Képéklian



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MessageSujet: Re: Notre deuxième passage à l'émission de Guy Lux   Ven 03 Avr 2009, 00:49

Paris Match 29 mai 1971

Pour les petits chanteurs d'Asnières
LES POPPYS champions du Hit Parade, une seule menace: la Mue

Un ancien garage désaffecté dans une rue grise d'Asnières. En bas, une sorte de débarras où
s'entassent des paires de chaussures de Ski: Un vieil escalier de bois vermoulu monte à la pièce principale.
En entrant,on ne voit que le piano, la batterie, la contrebasse et des partitions de musique. Aux murs, des
communiqués de victoires. Ce s'ont les affiches des Poppys.
Dans cette sorte de club des Ran-tan-plan,cher à Bicot, dix- sept garçons d'Asnières, de dix à
quatorze ans, répètent deux fois par semaine leurs
futurs succès. Il y a deux ans. Ils n'étaient modestement que les petits chanteurs de la chorale. Aujourd'hui,
ils enregistrent sous le blason doré et le nom ronflant des « Poppys ».
Ils s'appellent Gérard, Olivier, Philippe, Thierry, sauf Pierre que l'on surnomme Concorde parce
que son nez ressemble, parait-il, à celui du fameux appareil à géométrie variable. Ils sont d'Asnières
comme les Beattles étaient de Liverpool.
Depuis que les cendres encore chaudes des énormes cigares de l'éditeur de musique Eddy Barclay
se sont posées sur ce petit coin de banlieue, le petit hangar est devenu une sorte de laboratoire musical pour
lancer des tubes.
« Ca marche très fort pour les gosses » Bouboule, le plus poupin des Poppys, vous le
dira la bouche en cœur : « on n’en revient pas nous même, on ne s’attendait pas à monter
au box office, plus haut que la chanson de Love Story. C’est pourtant le cas ».
Il fallut une rencontre. D'un côté un célibataire dont le nom apparaît comme un symbole : Jean
Amoureux.Un fou de musique, directeur commercial en rupture de ban, plus tard subventionné par la
municipalité d'Asnières pour animer une chorale vagabonde.
De l'autre, une firme de disques à l'affût Barclay, bleuet à la boutonnière; attendait le succès de
groupes pop, venus de la côte Ouest des Etats-Unis. Il vint bizarrement d'Asnières. Au tableau d'honneur
des ventes de disques en France, les petits chanteurs de la banlieue de Paris battent les crooners en jeans
de la Californie. Nationalisme pas mort !
Et puis l'argent ! Combien l'ancienne chorale rebaptisée au goût du pop a-t-elle
gagné depuis son enregistrement de « Noël 70 » et « Non, je ne veux pas faire la guerre »
(leur premier 45 tours) ? Environ cent quarante mille nouveau francs.
Que touchent les enfants d'Asnières ?
Rien, absolument rien. Ils auront un car tout neuf pour se déplacer, des vacances de neige, et poursuivront normalement leurs études jusqu'à la M.U.E. J'écris le mot expressément en majuscules. Ce n'est pas le sigle d'une compagnie. Sur les dix-sept petits chanteurs, il y en a déjà un dont la voix change.
Certes non, on ne fera pas de contrats pour que la chorale d'Asnières continue avec la même formation. On puisera dans cet immense réservoir de fraîcheur et de talent que représente les petits garçons qui jouent encore maintenant à l’ombre déjà tutélaire des « grands ensembles ».
Les parents des Poppys, qui ont des professions très variées: mécanos, boucher, marchand de vin, administrateur de sociétés, médecin, vivent ardemment l'aventure miraculeuse de leurs rejetons.
Quand les Poppys se déplacent pour un de leurs rares galas (hélas ! les études commandent), ils suivent gaiement en voiture. A l’arrêt, les familles lessivent le car pour qu’il soit bien « briqué ». Même la poussière de la gloire doit disparaître.
Pendant que les enfants répètent, les parents jouent à la pétanque. Et les pères donnent généreusement des autographes aux petites filles d'Asnières qui viennent supporter leur « groupe » en petites chaussures' vernies et noeuds dans les cheveux. « C’est compliqué, les filles. Elles sont collantes dit une des dix-sept vedettes en herbe ». Tout cela s'arrangera avec la fameuse Mue.
HONORE BOSTEL
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Philippe_Képéklian



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MessageSujet: Re: Notre deuxième passage à l'émission de Guy Lux   Ven 03 Avr 2009, 00:49

Paris jour mardi 27 avril 1971

Les dix-sept écoliers français les plus célèbres

Ces dix-sept écoliers, âgés de huit à treize ans, sont devenus célèbres en 4 mois.
Les « Poppys » ne sont pourtant pas des élèves comme les autres. Ils ont enregistré
deux disques, qui se sont vendus à plus de 700.000 exemplaires. Depuis, ces écoliers
très sages, qui ne touchent aucun cachet, ont pris la tête de la bourse aux disques
français, devançant Joe Dassin, Jotlnny Hallyday, Charles Aznavour et Mireille Mathieu.
(voir page 17)

Les Poppys : une tournée sur la côte d’azur

Les Poppys. Depuis quatre mois on les entend sans cesse sur les ondes. Ils sont devenus les vedettes
numéro un de la chanson française. Malgré leur nom, il ne s’agit pas d'un groupe « pop » » anglais ou
américain.
Les Poppys: ce sont dix-sept petits écoliers français âgés de huit à treize ans. Leur passion et leur
distraction : chanter. Volant de succès en succès, ils se sont imposés à une vitesse foudroyante sur le plan
national. Au point que les derniers résultats du « hit parade » ont été un coup de théâtre : deux de leurs
chansons « Non, non rien n’a changé » et « Non je ne veux pas faire la guerre », se classent respectivement
première et deuxième , l’emportant sur des vedettes comme Joe Dassin, Mireille Mathieu, Johnny Hallyday,
et Charles Aznavour.

La chorale d’Asnières
La grande aventure des Poppys a commencé au mois d’octobre dernier lorsqu’un jeune collaborateur d’Eddy Barclay, François Bernheim, eut l’idée de chercher des enfants susceptibles de pouvoir « swinguer »…

- Comment avez-vous découvert les Poppys ?
- Tout à commencé à l’église Saint Augustin où se produisait la chorale d’Asnières, raconte-t’il. Les enfants qui la composaient chantaient des messes dans le style negro-spiritual. Je les ai réunis et je leur ai chanté deux chansons, « Noël 70 et Non je ne veux pas faire la guerre ». La réaction favorable de dix sept d’entre eux et leur désir immédiat de les chanter ont donné naissance aux Poppys.
- Que font-ils, mis à part la musique ?
- Ils vont à l’école normalement et les jeudis et samedis après-midi ils répètent à Asnières. Ils sont très éveillés et incollables sur tout ce qui concerne la « pop’music ». Jimmy Hendrix, les Beatles et les Rolling Stones n’ont pas de secrets pour eux…

Les études d’abord
- Leur succès a-t-il été immédiat ?
- Leur premier disque, sorti au mois de novembre, s ‘est vendu à quatre cent mille exemplaires.
- Quels sont leurs projets ?
- Ils feront une tournée en juillet sur la côte d’azur. On leur a proposéde multiples galas pendant l’année, mais leurs études sont plus importantes et passent en priorité. Un grand music-hall parisien aurait souhaité les mettre à l’affiche. Peut être en seront-ils les vedettes en octobre prochain, mais uniquement au cours d’une soirée spéciale.
- Reçoivent-ils un cachet pour leur travail ?
- Non, le produit de la vente des disques est utilisé au bénéfice des quatre-vingts membres de la chorale. Cet argent servira à moderniser leur local et à payer leurs vacances car la plupart sont de familles modestes. De plus on leur achètera un car pour les tournées.
- Avez-vous des problèmes avec leurs parents ?
- Les parents des Poppys sont leurs meilleurs supporters dans la mesure où leurs activités musicales n’entravent pas la bonne marche de leurs études.
- Y-t-il une vedette qui se distingue parmi les Poppys ?
- Ce sont dix-sept vedettes à part entière. D’ailleurs, ils sont solistes à tour de rôle…
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Philippe_Képéklian



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MessageSujet: Re: Notre deuxième passage à l'émission de Guy Lux   Ven 03 Avr 2009, 00:50

Paris Jour mardi 19 janvier 1971

Ce soir commence sur la première chaîne une nouvelle émission de Guy Lux « les Etoiles de la chanson ».
C’est un jeu qui vous permettra, peut-être, de gagner 20 000 frans par semaine. A côté des vedettes étoilées dont les chansons seront proposées à vos suffrages, vous découvrirez des « vedettes espoir » qui ont pour nom « Les Poppys », l’un des succès musicaux de ces derniers mois. Ils chanteront « Non, je ne veux pas faire la guerre »… Tous les d'étails qui vous aideront à mieux participer à cette nouvelle émission-jeu « Les Etoiles de la chanson », vous les trouverez dans « T'élé Poche », 1e magazine qui vous présente les programmes TV les plus documentés et les plus Illustrés.

PROGRAMME TÉLÉVISION

PREMIERE CHAINE

21h30 LES ETOILES DE LA CHANSON. Emission de Guy Lux en direct du studio 102
Catégorie « espoirs » : les Poppies « Non je ne ferai pas la guerre ».
Catégorie « une étoile » : Marcel Zanini « Tu veux. tu veux pas ? », « Tu railles ».
Catégorie « deux étoiles » : Nicoletta « Le Manège », « Oh ! dis oh ! », « Quel est l'homme ».
Catégorie « trois étoiles » : les Compagnons de la chanson •
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Philippe_Képéklian



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MessageSujet: Re: Notre deuxième passage à l'émission de Guy Lux   Ven 03 Avr 2009, 00:51

LE METIER
du disque et de l'audiovisuel

Copyright by Editions du Kiosque 1971.
Le Métier Juin 1971

POPPYS
« Isabelle, je t'aime», c'est un des deux titres du nouveau disque des Poppys, sorti en mai chez Barclay. C'est l'histoire d'un petit garçon de dix ans qui voit de sa fenêtre une petite fille qui est belle et qui lui sourit. Elle s'appelle Isabelle, comme vous aviez pu le deviner, et il l'aime. Ils se jurent de ne jamais se séparer, d'avoir une maison, un beau jardin et des bébés, et de vivre heureux pour une longue éternité. Il s'applique à l'école, condition semble·t-il sine qua non pour épouser la belle, et puis, un beau jour, elle est partie pour l'étranger, et le petit garçon se demande si elle l'a oublié.
L'autre titre: « Alleluia, Maman ", est un chant d'amour à celle qui est et sera toujours la plus belle au regard de ses enfants. La musique, signée G. Peram, peut donner l'idée de réécouter l'Alleluia du « Messie» de Haendel.
Les chansons des Poppys représentent, en général, le monde des adultes tel que les enfants souhaitent qu'il soit... Mais, ici, plus de contestation, tout est beau. On aime papa et maman, malgré les fessées, on élime la petite fiUe d'en face, on s'engage dans ce chemin merveilleux du bon écolier qui réussira bien dans la vie parce qu'il a bien travaillé, et pourra, cela va de soi, épouser la fille qu'il aime.
Ceci dit, les Poppys chantent bien, et leur ton est plutôt sympathique. C'est d'ailleurs l'avis du plus grand nombre, puisque leurs deux premiers disques: « Non, je ne veux pas faire la guerre» et « Non, non, rien n'a changé» en sont au million. Beaucoup de nos chanteurs souhaiteraient en faire autant avec deux simples, mais voilà, ils n'ont plus douze ans ... Jacqueline Herrenschmidt et François Bernheim, qui s'occupent d'eux chez Barclay, sont également les parents des textes et des musiques: « Si vous écoutiez les enfants parler, disent·ils, vous les entendriez discuter entre eux des sujets que nous abordons. Nous nous contentons, par· fois, de nous inspirer de leurs phrases et de les arranger pour en faire des chansons et exposer leurs points de vues.»
Les Poppys, qui sont dix-sept entre dix et treize ans, viennent de Gennevilliers ou d'Asnières, et font tous partie des « Petits chanteurs d'Asnières ». Le dimanche, ils vont de paroisse en paroisse animer les messes avec des chants nouveaux, rythmés, que les fidèles reprennent en chœur. Ils doivent partir en tournée cet été avec Mireille Mathieu sur la Côte d'Azur.
JEAN-PIERRE LAVIGNES.
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Philippe_Képéklian



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MessageSujet: Re: Notre deuxième passage à l'émission de Guy Lux   Ven 03 Avr 2009, 00:51

Trophées le métier
Les trophées le métier récompensent les disques parus depuis 1 an et ayant atteint en 1 an (ou dépassé), après enquête de notre part pour vérification comptable auprès des firmes distributrices intéressées, un chiffre de vente de 75 000 exemplaires pour les 33 tours (tous formats) et de 300000 exemplaires pour les 45 tours simples ou E.P. Les Directeurs commerciaux des sociétés phonographiques primées recevront prochainement les Trophées proprement dits. Ce ne sont ni des coupes ni des Victoires de Samothrace, mais tout simplement des tubes montés sur piédestaux! Quoi de plus sym-boUque en effet qu'un tube pour matérialiser l'idée de succès dans le domaine du disque ... Ces Trophées couronnent les disques que leurs éditeurs phonographiques nous ont signalés avoir atteint les chiffres mentionnés plus haut et dont lesdits éditeurs nous ont permis de procéder, dans leurs services; à l'enquête indispensable (l'acceptation de ce principe étant une condition sine qua non).
Il est évident que, depuis le contrôle de ces chiffres, 1&5 disques ci-dessus ont continué à se vendre et certains très bien! Mais dans la mesure où ils ont atteint le seuil fatidique des Trophées Le Métier, ils ne peuvent plus prétendre à une distinction supplémentaire, même s'ils arrivaient à un multiple des chiffres minimums exigés. L'ensemble des Trophées Le Métier de l'année constituera un joli panorama des tubes de la profession.

POPPYS
Date de sortie: février 1971
Non, non, rien n'a changé - Love, lioubov, amour.
45 tours simple BARCLAY - N° 61.417
VENTES:
Février 1971 = 50.131
Mars 1971 = 221.416
Avril 1971 = 167.499
TOTAL = 439.046 à fin avril


POPPYS
Date de sortie: novembre 1970
Noël 70 - Non, je ne veux pas faire la guerre.
45 tours simple BARCLAY - N° 61.372
VENTES:
Décembre 1970 = 226 699
Janvier 1971 = 39.7611
Février 1971 = 25.858
Mars 1971 = 81.970
Avril 1971 = 44.684
TOTAL = 418.979 à fin avril
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Philippe_Képéklian



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MessageSujet: Re: Notre deuxième passage à l'émission de Guy Lux   Ven 03 Avr 2009, 00:51

LE JOURNAL La Croix
3 et 5 RUE .BAYARD, PARIS-8ème
91ème ANNEE - N° 26776 - 0,60 F

JEUDI 21 JANVIER 1971 .
vu Les étoiles de la chance

C'ETAIT, mardi soir, la « première » du nouveau jeu de Guy Lux Les étoiles de la chance qui vous a un fumet de Palmarès des chansons à s'y méprendre.
Etait-ce parce que l'épisode de Vidocq diffusé auparavant était l'un des meilleurs que nous ayons vu jusqu'à présent? Ou simplement le souvenir attendri du feu Palmarès précité, mais on se sentait bien disposé à contempler ces « étoiles » dont le règlement est, pour le moins compliqué.
Malgré la similitude des deux émissions, le tandem Guy Lux, R. Lefèvre s’est enrichi du sourire de Jacqueline Alexandre que nous avions déjà vue dans « information première » de 13 h. Sa simplicité, son aisance et son charme seront d'un précieux concours pour Guy Lux toujours aussi brouillon.
Que dire de l’émission c'était un « rodage » et les du caprices du sonomètre (ex-applaudimètre bien connu) ont tout gâché et son maniement pose un délicat problème. Puisqu’on peut relever ainsi le niveau sonore de l'un ou de l'autre lieu mis en concurrence il serait souhaitable qu’une fois les réglages effectués, personne n’accède aux potentiomètres de réglage afin que le niveau des applaudissements ne soit pas source de contestation. Pour cette première émission, on nageait dans l’à-peu-près.
Passons sur le choix des artistes et leur classement hiérarchique (au nombre d’étoiles). Mardi, cet ordre n’était pas contestable. En sera t’il toujours de ? Par contre au chapitre du choix des chansons, il m’apparaît inconcevable que l’on ait retenu une chanson comme « Je ne veux pas faire la guerre », chantée surtout par les Poppys (des garçons de 10 à 12 ans). Le texte de cette chanson révèle un engagement politique qui, me semble t’il n’a rien à voir dans de tels jeux. Guy Lux ne s'en est certainement pas rendu compte.
Ce sont, comme il fa1lait s'y attendre, les Compagnons de la chanson qui ont obtenu le meilleur « score » avec la chanson « AngeIo », teintée d'un souriant humour. Et saluons l'hommage rendu à « Luis Mariano » par son digne successeur « Rudy Hirigoyen » et aussi grâce à un enregistrement réalisé au «Palmarès » il y a quatre ans et diffusé sur grand écran. René Roger
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Philippe_Képéklian



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MessageSujet: Re: Notre deuxième passage à l'émission de Guy Lux   Ven 03 Avr 2009, 00:52

La Croix -14- Interview DlMANCHE 7, LUNDI 8 MARS 1971
LES POPPYS ... D'ASNIERES EN ILE-DE-FRANCE
Un succès commercial mais aussi un message de paix et de fraternité

Plus qu'une manécanterie, une famille qui partage les mêmes joies.

Les maisons de disques sont continuellement à l’affût. Une vedette peut couver
dans le moindre filet de voix et avec elle des millions de disques. Parfois, la peur de
manquer l'éclosion du talent les pousserait à des tentatives de fabrication. ex nihilo...
c'est ce que disent certaines mauvaises plumes. Les Poppys première vente de 45 tours
en France en janvier avec « Noël 70 » et « Non je ne veux pas faire la guerre », ne sont
riende tout cela. Pas vedettes pour deux sous ces 17 gosses d'Asnières évidemment ils sont
fiers d'être Poppys, mais ils sont tout aussi fiers d'être « Petits Chanteurs d'Asnières en
Ile-de-France ». Vêtus de l'aube blanche portant la croix sur la poitrine il y a des années
qu'ils vont de paroisse en paroisse animer des messes donner des concerts. Ils ont
l'habitude des studios d'enregistrement: ils ont accompagné Nana Mouskouri, Isabe!le
Aubret, Leny Escudero, etc.... ils ont enregistré des feuilletons de télévision et des dizaines
de disques. On peut avoir de 9 à 14 ans et déjà posséder « un métier » solide. La
maison Barclay n'a eu qu'à saisir ce métier. Elle cherchait un groupe de jeunes chanteurs.

-Barclay nous a contactés à la sortie d'une messe, à Saint Augustin. Ils étaient venus
nous écouter. Ensuite « les choses se sont faites » très vite, me raconte, M. Amoureux
le directeur des Petits Chanteurs et des Poppys.

-Comment avez vous fait pour extraire ces 17 Poppys de votre chorale?

Normalement. En effet, nous sommes continuellement sollicités pour des
enregistrements de toutes sortes, pour des manifestations qui ne rentrent pas dans le
cadre ordinaire des activités de la chorale. Je demande des volontaires. Ici j'ai expliqué : on
nous demande de chanter des chansons, dans le style, de tel contenu ; il faudra passer du
temps supplémentaire à cette activité. J’ai eu des volontaires, les plus mordus comme
d’habitude. Personne ne se doutait de la suite des événements et cette proposition est passée presque
inaperçue. Maintenant tous voudraient en être ils le peuvent d'ailleurs, car il faut une relève. Le soliste
de « Noël 70 » commence à muer.

Çà ne tourne pas rond dans le monde
C'est certain, les Poppys sont un succès. Le rythme est dans la musique et dans leurs voix. Avec
candeur, ils se mêlent des grands problèmes des grandes personnes et ils ont la naïveté dé demander une
trêve pour Noël. Tout simplement, ils disent qu'ils ne veulent pas faire la guerre. Ils nous touchent. Il est
difficile de demeurer insensible à la voix du soliste qui nous dit : « J'ai dix ans... et c'est beau ,.. Et pourtant
certainsrenâclent, ironisent, comme si cette apologie de la paix les gênaient, ou bien ...
- Parce que vos chansons sont des chansons engagées?
- Engagées ... non, je ne crois pas. Ces chansons ne comportent pas de prise de position. Mais seulement
un constat. Elles constatent l'échec d'une certaine forme de civilisation... Ce en quoi elles sont, en un
certain sens, engagées. Ça ne tourne pas rond dans le monde, les enfants s'en rendent compte aussi bien
que les adultes ... et même mieux. Comme tout le monde; ils sont atteints par la radio, la télé et les journaux.
Mystère, Phantom, Cuba, US go home, M. Jarring … on pourrait ajouter aujourd'hui: Laos, piste
Ho-Chi-Minh... Ce sont autant de flashes qui leur tombent dessus de tous les Côtés, qu’ils enregistrent.
L'enfant comprend que ça va mal. Il est inquiet.
- Mais il dit aussi qu'il ne veut pas faire la guerre?
- C'est l'aspiration de tout le monde. Pour les Poppys, c'est devenu une chanson de Noël. Vous le savez
bien. Les chansons pour enfants, c'est la plus part du temps de la guimauve, et les chants de Noël témoignent
bien souvent d'un folklore vieillot qui n'a rien à voir avec Noël. « Noël 70 » a une portée plus chrétienne
que bien des cantiques à l'eau de rose. C'est un message de paix et de fraternité porté aux hommes de 70.
C’est à dire à ceux qui sont réellement en cause : les papas, les mamans, les jeunes, d’où cette mention de
Jimmy Hendrix les responsables des pays…
- Les prochaines chansons des Poppys sont de la même veine?
- La paix demeure le thème fondamental. Non, rien n'a changé, qui paraît ces jours-ci, est une suite de
Noël 70. La trêve et la paix demandées ne sont pas venues, loin de là. C'est un constat d'échec. La paix...
c'est un thème chrétien, ou hippie, ou gauchiste ... comme on veut. Je voudrais bien que tout le monde
soit hippie ou gauchiste comme cela. (Barclav 61-417.)

Musique Pop ... Pop music
Les Poppys n'en disent pas tant. Mais il est certain qu'ils sont conscients de ce qu'ils chantent. Ils
aiment bien chanter avec Zanini : « L'ami Rémi n'a pas mis l'habit de Gaby », mais ils préfèrent leurs
chansons « à cause de ce qu'elles veulent dire » m'a dit l'un d'eux.
Dans ce « grenier » d'Asnières, où se déroulent leurs répétitions, nous avons ensemble parlé de guerre
et de paix.. Leur désir de ne pas faire la guerre est plutôt la peur d'être obligés de la faire. « S'il y a la guerre,
on sera obligés d'y aller, comme tout le monde ». Quoi d'étonnant! Leur poste de télévision et leur transistor
leur livrent chaque jour des images d'un monde en guerre. Peur, constat d'échec, monde qui ne tourne pas
rond. C'est vrai mais ils sentent aussi que les forces de paix sont en marche, s'organisent. « Si on avait
chanté ça il y a trente ans, on aurait été mal vus ». La citation est rigoureusement exacte. Il y a tout un
monde, peut-être un livre, dans cette réflexion d'un gosse de 13 ans.
C'est certain, ils aiment la paix qu'ils chantent, mais ils aiment encore plus, plus directement et
immédiatement, le rythme. Qu'est-ce qu'un Poppys ? « C'est quelqu'un qui aime le rythme, la musique
pop » me répond l'un d'eux.
Musique pop... Pop music ... Une expression à la mode, tellement à la mode qu'on se demande
ce qu'elle veut dire. J'ai demandé au responsable des Poppys et des Petits Chanteurs d'Asnières ce qu'il en
pensait.
- La musique pop ? Jusqu’ici j’étais réservé. Derrière ce terme je voyais surtout ces groupes anglo-américains,
le rythme exacerbé. Je me sentais en dehors de ce courant. Mais je crois qu'il faut voir la musique pop
plus simplement: c'est une musique populaire, c'est à dire d'accès facile, comme tout ce qui est populaire.
Quand je dis facile, c'est facile à écouter. A faire? C'est une autre histoire. La mise au point d'un chant
des Poppys demande un travail énorme. Il faut chercher longtemps.
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Philippe_Képéklian



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MessageSujet: Re: Notre deuxième passage à l'émission de Guy Lux   Ven 03 Avr 2009, 00:52

France Soir
Jeudi 11 juin 1971

Les nouveaux petits frères de Mireille : les Poppys


C’est la récréation de Mireille Mathieu, au milieu des petits Poppys
qui l'accompagneront dimanche, à « Télé Dimanche », lorsqu’elle chantera
« pourquoi le monde est sans amour ».

Mireille a voulu venir Jusqu'à Asnières, dans le Iocal des Poppys, pour répéter sa chanson avec ses nouveaux amis. La récréation ne s’arrête pas là, en juillet, Mireille emmènera les Poppys et les petits chanteurs de l’Ile de France (auxquels appartiennent les Poppys) feront aussi partie du voyage. En tout cinquante petits garçons pour Mireille. Cinquante petits garçons très intimidés de chanter avec cette grande vedette.

Après ce voyage, Mireille et les cinquante petits garçons se sépareront. Encore quelques jours de gala et Mireille s’offrira quinze jours de vacances avant de repartir chanter quarante cinq jours en Allemagne et ensuite quatre semaine au Palladium de Londres . Tournée qui coincidera avec la sortie de son nouveau
33 tours « Mireille Mathieu chante Frazncis Laï ».

Les Poppys qui viennent de sortir un 45 tours pour la fête des mères, « Halleluiah maman », retrouveront leurs parents sagement en août, en attendant la rentrée. Et en septembre ils prépareront le premier 33 tours de leur carrière.
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Philippe_Képéklian



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MessageSujet: Re: Notre deuxième passage à l'émission de Guy Lux   Ven 03 Avr 2009, 00:52

Femmes d’aujourd’hui

N° 1408
26 avril 1972




ILS CHANTENT LEUR JOIE DE VIVRE
LES POPPYS
En moins d'un an, ces jeunes garçons - ils ont entre 10 et 14 ans - se sont imposés en France.
Ils apportent une bouffée de fraîcheur, un peu d'air de printemps dans le monde de la musique de
variétés, et leur popularité a passé les frontières de leur pays,
Au hit-parade 1971, ils ont largement dépassé Michel Sardou, la nouvelle vedette
de l'année dernière.
Leurs succès: Non, non, rien n'a changé, Non, je ne veux pas faire la guerre, Isabelle je t'aime, Halleluia maman et
Chansons pop.
Qui sont-ils donc et comment expliquer leur succès?
Celui auquel ils doivent d'être aujourd'hui un groupe connu, homogène, unique, est un professeur
de musique qui répond au nom romantique de Monsieur Amoureux.
Il y a vingt ans déjà, M. Amoureux formait une chorale: les Petits Chanteurs d'Asnières. Dans
cette petite ville industrielle, sur la route de Paris à Argenteuil, les enfants remportèrent des
succès locaux et familiaux. M. Amoureux aurait pu s'en satisfaire et en rester là, mais il avait de
l'ambition pour ses petits chanteurs. Il les familiarisa aussi bien avec Mozart qu'avec les Beatles.
- Très vite, dit-il, je me suis efforcé de rajeunir le répertoire et de le moderniser, en même
temps que j'essayais d'adapter l'esprit des negro-spirituals à la mentalité française.
Ce que M. Amoureux ne dit pas, c'est qu'il n'a pas seulement réussi à former son groupe sur
le plan musical, mais aussi à lui inspirer un esprit gai, gentil, fait de joie de vivre, et qui ne laisse
pas de place à la vanité ni à la rivalité. Les Petits Chanteurs d'Asnières chantent pour le plaisir.
C'est tout. Ils sont aujourd'hui quarante-cinq, et c'est parmi eux que sont choisis les Poppys.
C'est dans une église que naquit l'idée de leur premier enregistrement. M. Bernheim, de la firme
Barclay, les ayant entendus chanter, avait compris aussitôt que ces voix d'enfants «parleraient»
au public. M, Amoureux fut facile à convaincre, et accepta d'enregistrer un disque. Un premier
problème se présenta à lui: quarante-cinq chanteurs c'était trop. Après une sévère sélection,
les Poppys virent le jour. Ils ont néanmoins conservé leur place dans le chœur.
- Il est tout à fait exclu que quelqu'un se comporte chez nous en vedette, dit Mme Pailly, la
«mère» de l'ensemble. Heureusement, l'esprit du groupe est tel que nul n'y songerait.
Dès qu'ils redescendent d'un podium, les Poppys rient sont plus qu'une bande joyeuse, turbulente
et bruyante. Deux moniteurs ont beaucoup de peine à les contenir: tout est sujet à rires, à cris, et
un entretien avec le groupe se transforme vite en un vaste éclat de rire.
Entre eux, une belle fraternité, sans aucune distinction de rang, de race, de religion ou de politique.
Fils de hauts fonctionnaires, d'ouvriers, d'employés ou d'indépendants, ils sont liés par un amour
commun de la musique, s'il existe quelques solistes, M. Amoureux veut qu'ils soient régulièrement
remplacés. Il en ira ainsi de Bruno, douze ans, une voix remarquable, chaude et sensible. Ce jeune
métis est passé à l'avant-plan par son solo dans Non, je ne veux pas faire la guerre et Non, non, rien n'a changé.
C'est lui aussi qui récite le prologue de Noël 70, Harry a treize ans; on l'appelle le gentleman, en raison
de son ascendance anglo-saxonne.
Benoît, douze ans, est sans doute le plus indiscipliné et le plus sauvage des Poppys, il a une voix
un peu cassée qu'anime un étrange vibrato. Pierre, dix ans, l'un des benjamins, possède un timbre
particulièrement clair et pur. Il chante sans cesse et partout, du réveil au coucher. Son institutrice
éprouve bien de la peine à lui faire comprendre qu'il faut parfois laisser les cordes vocales en repos.
C'est Gaby, l'une des plus jolies voix du groupe, qui interprète remarquablement le thème musical
de Belle et Sébastien et de L'Oiseau.
Tant de succès, une vie trépidante faite de répétitions, de voyages et de récitals auraient pu nuire à
leurs études. Mais les responsables du groupe veillent.
- Nous ne voulons pas exiger d'eux plus de deux ou trois heures de répétitions par jour. C'est peu,
mais leurs études n'en permettent pas davantage. Ainsi qu'en témoignent leurs notes scolaires,
les Poppys sont de bons élèves et 'de vrais enfants, heureux. C'est pour cela sans doute, qu'ils chantent
si bien. C.V.
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Philippe_Képéklian



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MessageSujet: Re: Notre deuxième passage à l'émission de Guy Lux   Ven 03 Avr 2009, 00:53

CLAIR FOYER
Juillet 1971 n°212



shapeType75fBehindDocument1pWrapPolygonVertices8;14;(19843,9293);(21498,9293);(21498,21170);(5658,21170);(5658,21498);(0,21498);(0,9546);(3312,9546);(3312,4405);(3242,4405);(3242,0);(21498,0);(21498,7267);(19843,7267)posrelh0posrelv0pib

Deux des « Poppys » devant (dans le fond) le château de Nazelles, près d'Amboise, laissé pendant le
temps des vacances par la ville d'Asnières à ses petits chanteurs.
Décontraction, rythme: les « Poppys » chantent devant les caméras de 1a télévision.
Sur des airs de « pop musique », leurs chansons ressemblent à leur histoire : comme en un conte de fées,
on y parle d'un monde qui ne connaîtrait plus la guerre ...

MILLIONAIRE DU DISQUE A 13 ANS
Un conte de fées ou un coup monté publicitaire?
Un peu des deux sans doute. Et du talent, du rythme, de la joie en plus ...
Le succès en tout cas est là pour ce groupe de jeunes garçons de dix à quatorze ans, qui, sur des
rythmes modernes, réveillent les vieux mots de paix, de fratf1rnité, des cantiques d'autrefois.
Patrice Fury nous raconte l'étonnante histoire des Poppys.
JACOUELINE et FRANÇOIS se, hasardent un jour dans une église d'où leur parviennent des
voix d'enfants qui interprètent la messe du dimanche. Ils ont déjà entendu de nombreuses chorales
d'enfants, mais ils n'ont pas encore rencontré ce déclic" qui annonce la découverte des talents rares.
C'est en ce dimanche, que le déclic se produira: Jacqueline et François, jeunes directeurs artistiques
d'une grande marque de disques, viennent de découvrir « Les Poppys ».
Quelques semaines plus tard, un jeudi, ils sont tous réunis pour écouter les deux chansons que
François Péram vient d'écrire pour eux: « Noël 70 » et « Non, je ne veux pas faire la guerre » .
Quand l'audition est terminée, dix-sept des quatre-vingts «Petits Chanteurs d'Asnières » (c'est le nom
de la manécanterie qui a été conservé jusqu'à ce jour) s'exclament: « C'est formidable ... Epatallit ...
Voilà de la musique pour nous. Qu'est-ce que tu en penses, P'tit Bœuf? (entre eux, ils ne s'interpellent
que par des sobriquets et il n'y a ni «Philippe », ni «Bernard », ni « Pierre » mais « P'tit Bœuf « ,
«Bouboule », «La Bique ».
La décision est prise: les dix-sept garçons qui ont immédiatement aimé ces chansons, qui les ont
«senties» spontanément, quasi « instinctivement" et qui déjà reprennent le rythme balancé de
ces musiques «pop », seront les interprètes de ces chants chorales d'un genre nouveau.
Les «Poppys » sont nés. Au terme d'une histoire, vielle déjà de 25 ans !

ÇA BOUILLONNAIT CHEZ LES GOSSES

En 1946, naquit à Asnières, près de Paris, une manécanterie comme beaucoup d'autres. Autour de
son fondateur, Jean Amoureux (un passionné de chant choral), des centaines de jeunes garçons
venus principalement de familles populaires de la banlieue. Bientôt ce groupe est remarqué parmi
les nombreuses chorales d'enfants qui existent en France et à l'ét,ranger et,'en 1952, « Les Petits
Chanteurs d'Asnières » donnent leur premier grand concert avec « les Petits Chanteurs à la Croix
de Bois », réunis tous ensemble sous la baguette de Monseigneur Maillet. Ensuite se succèdent les
concerts, en France et à l'étranger: Canada, U.S.A., Angleterre, Irlande, Allemagne, Autriche. Les
messes télévisées et les enregistrements avec de grandes vedettes françaises telles que Sacha Distel,
Michel Legrand (le compositeur-chef d'orchestre, célèbre par ses partitions de films), également
avec Nana Mouskouri, John William et bien d'autres.
Les années passent, la relève est assurée par les jeunes générations. Mais les temps aussi ont changé
et dans une interview à « La Croix ", Jean Amoureux déclarait: «Je sentais que ça bouillonnait chez
les gosses. Nous avons adopté des chants rythmés, avec accompagnement de guitare. J'avais un peu
l'impression de commettre une mauvaise action. Mais était-il normal de continuer à chanter comme
avant, de leur imposer des chants du passé alors que spontanément ils reprenaient des chansons de
rythme, celles qu'ils entendaient à la radio ou qu'ils avaient en disques?

REVEILLER UN PUBLIC BLASE PAR DES CHANSONS INSIPIDES

Et ce fut cette rencontre au cours d'une messe que « Les Petits Chanteurs d'Asnières » animaient un
dimanche matin. Dix-sept de ces jeunes sont devenus « Les Poppys ».
Inconnus en novembre 1970. Ils obtiennent le plus gros succès des ventes de disques en
décembre de la même année avec « Noël 70 » et « Non, je ne veux pas faire la guerre »
(400000 exemplaires vendus en quelques semaines et bientôt le million d'exemplaires
avant même la sortie de leur premier 33 tours LP !)
En janvier 71, ils sont pour la première fois en tête du Hit-Parade des variétés françaises, toujours avec
leur premier succès: « Noël 70 » vainqueurs de l'émission TV « Etoiles de la Chanson » en février 71,
et en mars 71 ils enregistrent leur premier « LP - 33 tours » avec douze chansons inédites qui mêlent
allègrement Jésus-Christ, Nixon, Brejnev, Mao et Pompidou: à treize ans tout est permis et, pour les
«Poppys » le principal est de réveiller un public souvent blasé par des chansons insipides et de
transmettre leur message de Paix et de Fraternité. Ils continuent. Lorsque je les ai rencontrés, ils
avaient ensuite rendez-vous à la Télévision pour répéter leur nouveau succès: 3Non, non, rien n'a
changé ». De quoi s'agit-il dans cette chanson? De la constatation d'un échec: la guerre continue,
les hommes n'ont pas compris ... C'est une chanson qui veut être la prolongation du message de leur
premier succès « Non, je ne veux pas faire la guerre ».
Des garçons généreux. Des vrais « gosses de Paris » bouillonnants, gouailleurs et pourtant sérieux,
conscients comme peuvent l'être des jeunes qui regardent la télévision, qui lisent les journaux et qui
comprennent que le siècle des hommes qui marchent sur la lune est malheureusement celui où
ils n'ont pas encore réussi à faire la Paix sur la terre.
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Philippe_Képéklian



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MessageSujet: Re: Notre deuxième passage à l'émission de Guy Lux   Ven 03 Avr 2009, 00:53

Au cours d'un enregistrement, les Poppys en plein travail... qu'ils font très naturellement et spontanément.



vedettes du disque ils restent des enfants
comme les autres


Il y a quatre ans naissaient au sein des petits chanteurs de l'Ile-de-France les Poppys,
un groupe de 17 chanteurs de 12 à 15 ans d'Asnières et de Gennevilliers. Dès leur premier
disque «Noël 70» et « Non, je ne veux pas faire la guerre », leur style rythmé et le sens de
leurs chansons acquéraient une très large audience. Mais peut-on continuer à être un
enfant comme les autres lorsqu'on devient vedette du disque? Quatre ans après, l'animateur
du groupe, les parents et les Poppys eux-mêmes répondent oui.

RAPPELEZ-VOUS, ce n'est pas si vieux: il y a cinq ans, un groupe d'enfants noirs,
chanteurs d'une vitalité extraordinaire, faisaient une tournée en France, ils se nommaient
les « Voices of East Harlem » et leurs concerts en Europe ont rencontré partout un
énorme succès.
Ces chanteurs de 6 à 15 ans renouvelaient, dans le spectacle, l'apport des enfants quand
il s'agit d"imaginer, de raconter, de chanter avec naturel et avaient en outre pour eux le rythme
de la musique traditionnelle noire américaine et du jazz.
En France, l'idée a fait alors son chemin. Jusqu'à l'oreille d'Eddy Barclay, entre autres,
qui rêve bientôt d'avoir son groupe à lui. Il dépêche ses limiers directeurs artistiques tous azimuts
et parmi eux « François Bernheim et Jacqueline Herrenschmitt » qui passent
leurs dimanches à rechercher, dans les églises de la région parisienne, le groupe vocal qui a le
plus de chances de faire l'affaire.

Mais c'est bien connu, quand on cherche ,à fabriquer quelque chose de toutes pièces,
on tombe dessus, déjà formé, ou presque. C'est à Saint Augustin, à Paris, que les émissaires d'Eddy Barclay
font connaissance avec les Petits chanteurs d'Ile de France un groupe fondé par Jean Amoureux dans les
années 1950. Groupe qui s'est d'abord appelé « L’Alauda » puis « Chorale des Grésillons », puis
« Rossignols de Saint-Jean ».
Ce n'était pas un groupe comme les autres, précise Jean Amoureux, déjà en 1969, on avait
essayé de chanter des chants rythmés. On avait déjà enregistré des disques sous le titre « Modern Môme
Quartet » on était passé à la radio et à la TV, quand « Les Poppys » sont nés, la formule était rodée.
Jean Amoureux avait fait des études agronomiques et avait travaillé dans une entreprise
d'engrais liquides avant de se consacrer, à temps plein aux Petits Chanteurs d'Ile de France. Il est
aujourd’hui l'âme du groupe, la cheville ouvrière, le père, le frère, le moniteur, l'animateur « Les Poppys »
sont dix-sept enfants, membres des Petits Chanteurs d'Ile de France.
Une filiale, si vous voulez formé en même temps, toujours ensemble. Un répertoire à eux, plus engagé
dans les problèmes du monde d'aujourd'hui que le répertoire des groupes traditionnels. C'est ainsi qu'ils
se sont fait connaître. Avec « Non je ne veux pas faire la guerre » et « Noël 70 », « Ami Jésus »,
« Non, non, rien n'a changé ».
On peut dire que l'effet a été réussi. Mais ces chansons sont des compositions
d'adultes. Collaborent-ils directement avec les auteurs?
Les enfants font ce métier très naturellement, très spontanément comme un jeu. Et pour qu'ils s'y
donnent à fond, il faut qu’ils ressentent tout parfaitement. Si un mot, une phrase les gênent, ils ne se
privent pas pour le dire. Et l'on agit en conséquence!

LES COLLEGUES DU SPECTACLE

Mais vous qui les suivez partout, n'avez-vous pas l'impression parfois que ces
enfants, en vivant ·une vie d'artistes, entourés d'un public enthousiaste, peuvent devenir
« cabots » comme on dit?
Ce serait à craindre s’ils chantaient seuls, chacun de son côté. Mais ils font partie d'un groupe et
la présence des autres leur donne à la fois plus de joie à chanter et leur remet sans cesse les pieds sur terre.
Pas un n'essaie de jouer à la « vedette », pour la bonne raison que les autres le mettraient en boite. Et puis,
il ne faut pas oublier une chose : « Les Poppys » et les Petits Chanteurs d'Ile de France ne travaillent que
pendant les week-ends ou les vacances. Le reste du temps, ils vont à l'école comme les autres enfants.
Tout est organisé pour que leur vie artistique n'empiète pas sur leur vie scolaire.
C'est tout de même lourd.
On y fait très attention. Je suis aidé par Yvonne Pailly qui est la secrétaire du groupe et qui est un peu
leur seconde mère, afin de bien organiser l'emploi du temps des concerts et des tournées. C'est pour cette
raison que « Les Poppys » ne sont jamais passés à l'Olympia. On ne peut pas exiger d'enfants de cet âge-là
de se coucher tous les soirs pendant quinze jours à minuit et demi. Surtout quand il y a ·l'école le lendemain.
Qui sont ces enfants qui ont si vite enthousiasmé la France, la Belgique, la Hollande, la Suisse, l'Italie,
le Japon ? Je suis allé m'en rendre compte sur place, lors d'une répétition, dans leur local d'Asnières,
un mercredi après-midi.
Dans la salle tapissée de leurs affiches, et des photos de leurs collègues du spectacle - Mireille Mathieu,
Nana Mouskouri, Enrico Macias, Rika Zaraï... au milieu du piano, des instruments de musique et du
matériel d'enregistrement, j'ai vu des enfants assis en demi cercle autour de leur animateur, qui leur faisait
répéter la version néerlandaise d'un de leurs succès : " Isabelle, je t'aime ». Cela se passe comme partout
où des enfants sont rassemblés : spontanéité, espièglerie, sourire et même éclats de rire.

________________________________________________________________________________________

DISQUES DES POPPYS

Papa, pense à nous; Beautiful Planète (45 t., Barclay 61.834).
American Trilogy; En vertu (45 t., Barclay 61.769).
Septembre-noir, décembre blanc ; Bonheur (45 t., Barclay 61.694).
La vie c'est si joli, Pénélopie (45 tours, Barclay 61.637).
Jésus Révolution ; Liberté, Liberté (45 tours, Barclay 61.558).
Des chansons pop; Non, ne criez pas (45 tours, Barclay 61.490).
Alleluïa maman; Isabelle, je t'aime (45 tours, Barclay 61.447).
Non, non rien n'a changé; Love, lioubov, amour (45 tours, Barclay 61.417).
Noël 70; Non, je ne veux pas faire la guerre (45 tours, Barclay 61.372).
Septembre noir, décembre blanc; Mon copain de la grande maison; Berceuse;
Les Arbres (33 tours, Barday 80.482).
Des chansons pop; Non, je ne veux pas faire la guerre; Noël 70 ; Love, Lioubov,--amour
(33 tours,Barclay 80.445).
Western Story (33 tours, Barclay 80.5ll).
Disques. Barclay, 143, avenue Charles de·Gaulle, 92200 Neuilly - sur - Seine. Correspondance:
Agence J.B.M. International, 8, avenue Jules-Ferry, 59400 Cambrai.
_______________________________________________________________________________________


UNE MONTAGNE D'UNE CHOSE SIMPLE

Il y a ceux qui bavardent. Il y a ceux qui rient, il y a les têtes en l'air. Il y a ceux qui s'appliquent.
Mais l'ambiance est sereine, joyeuse. On y fait du bon travail, et surtout un travail qu'on aime.
On fait partie des Poppys comme d'autres font du judo ou jouent au football, m'affirme l'un d'eux.
On est content de se réunir parce que c'est ici que l'on rencontre les copains. On voyage ensemble,
on se distrait ensemble.
Tu pourrais quitter le groupe du Jour au lendemain?
Ça m'embêterait bien.
Pourtant, on n'est pas « Poppys » à vie. « Lorsque la voix mue, souligne Jean Amoureux, il est
certain qu'ils doivent s'arrêter. Mais cela, les enfants le savent depuis le début, et le passage se fait
naturellement, comme le reste. Le garçon qui ne peut plus faire partie du groupe vocal, ne nous laisse
pas tomber pour autant. Certains sont musiciens, d'autres nous aident d'une manière ou d'une autre.
En faisant du monitorat, par exemple, puisque l'Association formée autour du groupe est devenue, grâce
à l'argent gagné, propriétaire d'une colonie de vacances où les enfants viennent chaque été. »
Chose remarquable aussi: pas un de ces jeunes chanteurs ne désire embrasser la carrière, plus tard,
en cavalier seul. L'un veut devenir photographe, l'autre vétérinaire, un troisième architecte ...
Le monde du spectacle, dans son côté fabriqué et artificiel, ne les séduit pas du tout. Ce n'est pas le
genre de vie dont on rêve à 13 ans, quand on la voit de près.
L'un d'eux, Bruno, qui fut soliste dans « Non, non, rien n'a changé » tente pourtant sa chance,
de son côté ... L'expérience, sans doute, plus difficile qu'il ne l'avait prévue, ne l'a pas détaché pour autant
des amis du groupe, à qui il vient rendre visite de temps en temps.
Quand on parle aux Poppys, on obtient des réponses assez brèves, ou des sourires, ce qui vous
convainc que, pour eux, les adultes se font une montagne d'une chose toute naturelle toute simple.
La scène? Un jeu, où l'on s'amuse pour le plus grand plaisir de tous. Les admirateurs ? Oui, il en est
même qui viennent de loin pour les 'voir comme les Hollandais qui sont venus en stop au cours d'un
week-end. Et alors? Vous n'avez pas d'amis qui viennent vous voir, vous? L'argent? On en gagne, c'est
normal, mais il va à l'Association des Petits Chanteurs d'Ile de France qui s'équipe pour que les enfants
aient la vie la plus équilibrée possible. L'école? Aux yeux des camarades, ce sont des copains comme les
autres? La gloire? Bof... Les parents?
Ah, les parents! Ce soir, ils sont là, dans le local d'Asnières et se souviennent:
Au début, on avait un peu peur, dit une maman. Où celà allait-il mener? Et puis les études! L'expérience
a montré que c'était compatible et que les enfants vivaient leur vie sans problèmes.
Les problèmes, c'est nous qui les avons: on s'inquiète, souvent pour rien. On leur pose des
questions, lorsqu'ils reviennent de voyage, mais pour eux, un voyage, c'est presque banal! Ce n'est qu'après
que l'on sait ce qu'ils ont vu. Ce qu'ils ont découvert.
En fait, ajoutent d'autres parents, c'est nous qui nous sommes fait un monde des Poppys.
Mais cela nous a permis de réviser un peu nos attitudes devant nos enfants : on a tendance à les poursuivre
sans cesse de questions et de prévenances. Ils n'ont certainement pas besoin de tout cela.
Moi, dit une autre maman, je n'étais pas « pour » au début. Et puiS nos week-ends, aujourd'hui,
sont fonction des activités des Poppys. Faire, refaire sans arrêt la valise! Mais puisque mon fils y est heureux
parce qu'il y retrouve ses amis, j'accepte. A un tel point que s'il manquait une réunion, je ne comprendrais
plus, aujourd'hui.
Ils sont pourtant unanimes : les Poppys leur ont permis de se connaître et mieux, de devenir
amis. Autour de la vie du groupe s'est formé un cercle de parents et de relations qui aujourd'hui, organise
des rallyes, des sorties, des rencontres diverses.
Je crois, dit le père d'un des petits chanteurs, que pour nous autres, c'est une grande acquisition. Nous
sommes devenus solidaires les uns des autres et du groupe.

L'AFFAIRE DE TOUT LE MONDE

Certains se sont même mis au ohant choral, comme cet homme d'une quarantaine d'années
qui appartient au groupe adultes des Petits Chanteurs d'ile-deFrance. Quand il a annoncé cela à la maison,
son Poppys de fils n'était pas content du tout!

Cette ambiance dépend tout de même du fait que vous habitiez tous à Asnières
ou à Gennevilliers. Mais si pour des raisons professionnelles, vous deviez quitter la région
parisienne?
C'est la question qui se pose pour nous, répond un autre père. Nous devons déménager et
partirà Fougères.Ah, bien sûr, la terre ne s'arrêtera pas de tourner, mais je sais que le premier
renseignement que l'on a demandé, c'est l'existence d'une chorale dans les environs!
Pour l'enfant, c'était 'bien sur autre chose. Mais certains de ses camarades s'étaient déjà arrangés pour le
faire recevoir dans leur famille, afin qu'il reste parmi eux!
Les Poppys? Des enfants heureux et des chanteurs sans apprêt. Avec le groupe des Petits
Chanteurs d'Ile deFrance, la santé de Jean Amoureux, la spontanéité des enfants et la solidarité
des parents ont réussi une sorte de vie communautaire dont les centres sont la musique et le chant.
Il ne faut pas croire non plus que tout est toujours parfait, précise Jean Amoureux. Nous avons comme
dans tout groupe, des affrontements, des différends, des réticences. Nous avons eu des difficultés, il y a
quelques années, par exemple, où nous sommes restés bloqués des semaines en Amérique, par une
épidémie de grippe. Nous n'avions pas un sou ... Il y a quelques semaines, une pneumonie a bloqué l'un
des enfants à Berlin-Est. Mais ce qui est bien, c'est que tout aujourd'hui est l'affaire de tout le monde: la
vie, pour nous existe aussi, autour des Poppys, avant et après les répétitions, avant et après les concerts
et les tournées.
Voyez Monsieur, me dit un autre père. J'ai 62 ans. Je me suis marié et j'ai eu mon fils sur le
tard. Il est entré dans le groupe des Petits Chanteurs, après les avoir vus à L'Alcazar où ils se produisaient.
Je lui ai dit : Pourquoi tu n'irais pas toi aussi? Il y est venu. En fait, il nous a embarqués dans une histoire
très prenante. Certains soirs, ça m'ennuyait et ça dérangeait ma vie. Petit à petit, j'ai fait attention à tout
cela. J'ai regardé un peu moins la télé, j'ai rencontré d'autres parents. Je peux vous le dire: avant je vivais
en parfait égoïste, et grâce à cette aventure des Poppys, j"ai découvert qu'il y avait d'autres personnes
autour de moi.

François-Régis BARBRY
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Philippe_Képéklian



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MessageSujet: Re: Notre deuxième passage à l'émission de Guy Lux   Ven 03 Avr 2009, 00:54

HALLELUIA, VOICI LES POPPYS

1- Olivier: C'est le casse cou de la bande, Sa plus récente prouesse? Il vient de passer au travers d'une fenêtre.
Lorsqu'il ne se livre pas à quelques acrobaties, il écoute de la musique Pop. Il a 13 ans et vient d'entrer en 4ème.
Son papa travaille dans l'électronique.

2- Philippe: Tout le contraire d'Olivier. Il est très calme, il aime la chimie, tient beaucoup à sa collection de timbres
et adore le sport. Son papa est agent technique.

3- Jean-Pierre: Frère cadet de Philippe, il a 11 ans. Il est très fier de sa voix d'alto, on peut l'entendre en soliste
dans «Isabelle ». Il partage avec son frère la passion des timbres postes et du sport. Pour un match de foot,
il n'hésite pas à sécher les Poppys.


4- Bernard: 11 ans. Tous les Poppys affirment : «Bernard, personne ne le connaît vraiment bien ». Il est, en effet,
calme, discret et même un peu secret. Il adore la lecture, son père s'occupe d'un magasin de confection.


5- Pierre: C'est le soliste de « Hallélluia Maman ». Il a presque 11 ans et chantonne sans cesse
(même à récole où ses professeurs ont fini par accepter ce fond musical). Son papa travaille pour l'aéronautique.


6- Philippe: est très « dans le coup ». Son père est photographe. Il ne rêve et ne parle que de voyages.
Il aura bientôt 11 ans.

7- Pascal: Adore les livres qui parlent d'animaux et de l'espace. Il a 9 ans et entre en 9ème. Un atout dans son
jeu : son visage candide ne le fait jamais soupçonner lorsqu'une bêtise est commise en classe. Son père travaille
dans une entreprise de distribution de la presse.

8- PhiIippe: 11 ans, il aime jouer les attachés de presse des Poppys. L'influence de son père qui travaille dans
la publicité y est, sans doute, pour beaucoup. Il est très débrouillard et joue du piano.


9- Jean-François: C'est «l'artiste » pour tous les Poppys. il adore en effet faire de la gravure. Mais. il est aussi
passionné de bricolage. Il a 13 ans et entre en 5ème. Son papa est technicien dans l'industrie du verre.


10- BenoIt: Cœur d'or mais tête brûlée, c'est le plus turbulent. Sa voix possède un vibrato exceptionnel. Il adore
le sport, la musique. il a 13 ans et entre en 4ème. Son papa est ingénieur.


11- Jean-Jacques: 13 ans. il est passionné par tous les sports. mais celui qu'il préfère est le football.
Pelé est son idole. Il rêve de faire du cheval. Son père travaille dans une imprimerie.

12- Gabriel: Il joue du violon et adore fabriquer d'étranges machines à base de boîtes de conserves. Tous les
Poppys l’appelle Gaby. Il a 12 ans et entre en 5ème.

13- Olivier: 11 ans, son papa est souffleur de verre. Une ambition : devenir écrivain ou critique littéraire.
En attendant il dévore d'innombrables bouquins.

14- Harry: 13 ans. Sa famille vient d'Angleterre; pour les Poppys il est le « Gentleman ». Il vient de passer
son B.E.P.C. et adore la musique Pop. Un grave problème, sa voix commence à muer.

15- Philippe: 13 ans. C'est le frère de Gaby. leur papa est tailleur. Philippe adore les animaux et collectionne
les fossiles. Il conteste parfois la société dans laquelle nous vivons.

16- Christophe: 13 ans en 4ème. Son papa est médecin. Lui, il rêve de monter un orchestre pop. Il joue déjà de
la batterie et de la clarinette et apprend la guitare.

17-Bruno: C'est sa voix que l'on entend dans «Non, je ne veux pas faire la guerre » Il est à moitié martiniquais.
La chimie le passionne ainsi que les animaux. Il a 13 ans.

Non, rien a changé pour les Poppys depuis leur succès Pas de leaders, pas de vedettes; une bande de copains,
tout simplement
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Jean-Michel
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MessageSujet: Re: Notre deuxième passage à l'émission de Guy Lux   Ven 03 Avr 2009, 07:06

Un grand merci Philippe pour toute ces précisions avec en prime, la réference des sujets.

Tu as dût passer beaucoup de temps, et je t'en remercie.

Merci aussi pour ton retour parmis nous.

A bientôt,

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MessageSujet: Re: Notre deuxième passage à l'émission de Guy Lux   Dim 05 Avr 2009, 00:48

Ce sont les articles qui sont en ma possession que j'ai passé à l'OCR. Dernièrement je suis allé au concert d'Edouard Nenez, il y a une vidéo sur Youtube et sur Daily Motion qui vous amusera...
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Jean-Michel
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MessageSujet: Re: Notre deuxième passage à l'émission de Guy Lux   Dim 05 Avr 2009, 07:46

Merci une fois encore de nous avoir mis à disposition ces articles et concernant Edouard Nenez, j'ai vu sur youtube 3 vidéo de lui dont un interwiew assez sympa.

A bientôt

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MessageSujet: Re: Notre deuxième passage à l'émission de Guy Lux   Dim 05 Avr 2009, 10:48

Milles merci, M. Philippe Képéklian!
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MessageSujet: Re: Notre deuxième passage à l'émission de Guy Lux   Dim 05 Avr 2009, 11:02

C'étais bien Courchevel Josina ?

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MessageSujet: Re: Notre deuxième passage à l'émission de Guy Lux   Sam 11 Avr 2009, 11:33

Grand Merci Philippe, pour les articles Des Poppys. Poppysblauw
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MessageSujet: Re: Notre deuxième passage à l'émission de Guy Lux   

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Notre deuxième passage à l'émission de Guy Lux
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